MessageSujet: black coffee & vanilla lattes — ft. shanti Jeu 25 Aoû - 12:40
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black coffee & vanilla lattes
we would build a rocket ship
and then we'd fly it far away
Lundi matin — 6h, le pire moment de la journée. Ce moment où on tente de se réveiller — un vieux réveil rouillé hurlant au creux des tympans. Ce moment où on a simplement envie de s'enrouler dans sa vieille couette comme un burrito et de tout oublier. Ce moment où on se rappelle qu'il faut se lever — se laver, se réveiller et aller bosser, rythme si familier. Rinse & repeat.
Un monstre sans forme vient de bouger, enroulant — emmenant son édredon autour de lui. Quelques pas tanguant, il se dirige par automatisme vers le st-graal de sa matinée. Seule une masse sombre et bouclée est visible — bientôt une main d'araignée rejoint ce tableau absurde, essayant tant bien que mal de mettre de l'eau à chauffer. Cet amas grotesque se met en veille — attendant, surveillant. Bientôt un sifflement aigu rempli l'appartement, signalant qu'il est enfin temps. Un mug, deux-trois cuillères de café instantané et il regarde distraitement les grains en train de se dissoudre.
Quel spectacle affligeant.
Quel spectacle fascinant.

Il s'empare de son or noir et le déguste sur son sofa — les genoux repliés, ses doigts de pied enfoncés dans le tissu abimé du canapé. Il engloutit le liquide brûlant en quelques gorgées et se sent déjà plus réveillé. C'est alors qu'il se met à rêver de sa deuxième addiction de la matinée — et même de la journée. Il relève légèrement la tête, les yeux encore embrumés, les cils collés par le sommeil. Il arrive à déterminer qu'il a déposé son paquet de clope sur la caisse qui lui sert de table de nuit. Il émet un grognement plaintif, il calcule l'effort demandé pour aller les chercher et fini pas abandonner quand on toque à sa porte. Il s'agite — se déplie comme la chenille sortant de son cocon d'édredon. Il abandonne son duvet sur la canapé et se dirige d'un pas hésitant vers la porte d'entrée.

— « Heey si ce n'est pas ma livreuse de journaux préférée » dit-il d'un voix trainante — mal réveillée.

Akmar ouvre la porte dans sa glorieuse semi-nudité — depuis le temps elle a eu le temps de s'habituer. Sa livreuse de journaux préférée — sa seule, mais laissons ça de côté.  Il s'appuie sur la chambranle, les bras croisés sur son torse dénudé, un sourire fatigué mais franc peint aux lèvres. Le manteau rouge de la demoiselle est la première couleur de la journée — comme un rayon ardent faisant irruption dans son esprit encore embrumé. Il s'écarte d'un pas de l'entrée.

— « Tu as le temps pour un café Shan' ? » demande-t'il, nonchalant.

Sans même attendre sa réponse, il se replie au coeur de l'appartement. Il se met à préparer sa seconde tasse de café et une pour son invitée. Un sourire presque amusé ourle ses lippes alors que ses yeux gris semblent déjà plus éveillés.

FT. SHANTY


FOR NAME'S SAKE
I'm dying and I'm trying, but believe me I'm fine. But I'm lying, i'm so very far from fine. And i, i can feel the pull begin, feel my conscience wearing thin, and my skin, it will start to break up and fall apart. i don't wanna fall away Δ twenty one pilots
MessageSujet: Re: black coffee & vanilla lattes — ft. shanti Jeu 1 Sep - 16:34
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black coffee & vanilla lattes

   
ft. akmar

 

T'aimais bien cet immeuble, Shanti.
Parce qu'à chaque fois que tu y entrais, tu devais te mettre à esquiver les bouteilles de soda premier prix et les cartons de pizza qui tapissaient le sol -à croire qu'ils ne mangeaient que ça-. Et si ta mère y aurait vu quelque chose de complètement shadd-yah, cet endroit était à tes yeux une sorte de joyeux chaos qui avait le don de te mettre de bonne humeur à chaque fois que tu y mettais mes pieds. Ça te souriait, te saluait, te checkait même, ça se passait des "bien le bonjour" et ça les remplaçait par des "bien ou bien" -enfin presque-, ça t'appelait "la p'tite livreuse" mais sans mépris aucun. Et tu avouais qu'à chaque fois que tu avais des journaux à délivrer là-bas, tu t'empressais d'y aller en dernier. Parce que t'aimais bien l'idée de garder le meilleur pour la fin, de finir ta tournée sur une note agréable.

Il était donc aux alentours de six heures quand tu sonnas à la porte de m'sieur ak.
Ou Ak. Tu oscillais entre les deux, maintenant que tu le connaissais assez bien pour ne plus l'appeler m'sieur mais que ak te semblais un peu trop... enfin, tu avais tellement pris l'habitude d'appeler les gens chez qui tu livrais m'sieur ou m'dame que ak, ça te restait un peu en travers. Mais d'un côté, lui, ça ne l'embêtait pas de t'appeler shan et de t'ouvrir torse-nu tous les matins -toi non plus d'ailleurs-, alors pour lui, tu te forçais à perdre cette habitude. En tout cas tu ne l'as jamais appelé monsieur ou akmar, ta diction singulière n'aimant aucun de ces mots. T'es compliquée, Shanti, non ?

— Heey si ce n'est pas ma livreuse de journaux préférée.

T'as eu comme un sursaut quand il s'est adressé à toi, avec ce ton traînant et paresseux qui le caractérisait - le matin en tout cas. Tu lèves les yeux vers lui, parce que du haut du ton mètre-soixante, il te dépassait bien d'une tête, bien qu'il ne soit pas spécialement massif ou quoi que ce soit. Ta bouche s'étire dans un sourire compréhensif, presque las - toujours pas réveillé. Comme d'habitude.

— Salut Ak.
Yes.

— Tu as le temps pour un café Shan' ?

Tu t'apprêtes à lui répondre que non, tu n'avais pas le temps, que tu avais rendez-vous au cercle des livreurs de journaux anonymes, mais comme lui aussi savait que passé six heures, tu avais le temps pour tout les cafés du monde, tu ne fis qu'un petit mh-hm à peine audible avant de le suivre dans l'appartement. Tu ne prenais même plus la peine de le regarder, parce que tu savais que là il y avait le sofa, là-bas les toilettes, et plus loin sa chambre - et c'était amplement suffisant. Tu repousses la couette sur le canapé, t'assois contre l'accoudoir de gauche, pose le journal sur la table -sinon il l'oubliait-, mets trois sucres dans ton café pour en masquer le goût atroce. Autant de petits gestes qui s'étaient fait machinaux, depuis le temps que le soldait t'invitait à passer la matinée chez lui. Ça faisait quoi ? Deux semaines ? Trois mois ? Six jours ? Le temps passait vite avec lui.

Sans vraiment y porter attention -les gestes machinaux, toujours-, tu attrapes ta tasse posée sur la table, t'enfonce dans le dossier du canapé -squish- et boit une gorgée, pas vraiment réveillée toi non plus.

...!
... Et la recrache aussitôt.

C'était pas trois sucres en fait, c'était au moins sept.
En tout cas tu sais maintenant que c'est possible de faire encore pire que le café de base. C'est sucré mais pas dans le bon sens du terme; le liquide sirupeux te colle au palais, te fait tirer une gueule pas possible alors que tu essayes de faire passer le goût qui te donnerais presque la nausée, en passant ta langue dans chaque centimètre carré de ta bouche.

Et pendant que tu ravales le malaise qui s'installe dans cette matinée qui avait pourtant si bien commencé, tu te rends compte que tu préfères largement la routine, Shanti.

--



726 words FOR akmar r. m. al-misrî  

TAGS  #coffee  #morning  #sugar

NOTES  bon bah voilà I'M BACK ;D (oui parce qu'en fait je revenais que jeudi matin duh). j'ai écris ça sur la plage, et du coup j'espère que c'est pas trop nul :ccc (surtout avec cette chute pourrie (et je me suis acheté un carnet au fait) (j'suis proud)





black coffee & vanilla lattes — ft. shanti
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